The fault in our stars – John Green

“That’s the thing about pain…it demands to be felt.” – John Green

Je lis beaucoup de littérature jeunesse (pour ados là, pas des albums de Galette), peut-être parce que durant mon secondaire, je n’en ai pas assez lu. En secondaire trois, je lisais Les Fleurs du mal de Baudelaire et j’essayais de comprendre Réjean Ducharme. J’ai pas encore réussi à totalement saisir Ducharme, mais j’ai quelques vers de Baudelaire de tatouer, ça doit en dire un peu plus sur ma nature.

John Green est un auteur américain et The fault in our stars est son cinquième roman. Je n’ai pas encore lu ces autres oeuvres, mais je pense bien m’y mettre un de ces jours.

En bref, c’est l’histoire de deux adolescents souffrants du cancer. Hazel Grace se bat contre une forme de cancer de la thyroïde et Augustus Waters est en rémission d’une tumeur osseuse qui lui a fait perdre une jambe. Les deux jeunes se rencontrent durant une session de groupe d’entraide et, bien sûr, tombent amoureux. Hazel ne peut se déplacer sans son respirateur ce qui complique un peu les choses. D’un côté, c’est intéressant de voir le point de vue de Hazel sur comment elle vie sa maladie, sur comment elle se voit par rapport à ses parents. On est habitués de voir des parents témoignés sur la place et l’importance qu’on leurs enfants pour eux (qu’ils soient malades ou non), mais peu de discours «réalistes» et un peu plus ternes sont mis de l’avant. Hazel Grace se voit comme une bombe qui explosera et détruira tout autour d’elle lorsqu’elle décédera. Elle n’est pas dupe et sait que la plupart des couples qui perdent un enfant par maladie ne survivent pas à cette épreuve.

Hazel et Augustus développent une passion qui frôle l’obsession pour un livre qui se titre «An imperial Affliction». L’histoire les interpelle puisque c’est aussi d’une jeune fille malade dont il est question. Par contre, l’histoire s’arrête sans donner de réponses claires aux questions laissées en suspens, ce qui hante Hazel et Augustus. Ils ont comme plan d’aller à la rencontre de l’écrivain mystérieux du livre à Amsterdam. Je tais ici la suite, question de ne pas vendre la mèche.

J’ai aimé la sensibilité des deux jeunes et leurs rapports face à la vie qu’ils savent qu’ils auront plus courte que la majorité des gens. J’ai aimé la façon de traiter un sujet grave, avec une pointe d’ironie venant de Hazel Grace. J’ai aimé les phrases ici et là, qui font réfléchir longtemps après la lecture.

Quelques extraits (en anglais):

“You don’t get to choose if you get hurt in this world…but you do have some say in who hurts you. I like my choices.”

“What a slut time is. She screws everybody.”

“The marks humans leave are too often scars.”

C’est doux-amer, mais surtout, ça remet en perspective nos petits maux de tous les jours et ça calme notre envie de nous plaindre ou de faire un peu la victime.
Le livre est paru en français sous le titre « Nos étoiles contraires » début 2012, mais je l’ai vu trainé chez Renaud-Bray dernièrement. Belle lecture d’été ou de fin de semaine de pluie.

P.S. Avouez que Galette est quand même cute hein?