Les petites pertes de temps // 8

Quelques liens qui ont attirés mon attention cette semaine:

The tattoorialist fouilles les rues de Paris et d’autres villes à la recherche de tatoués.

20 photos historiques colorées. J’ai un faible pour celle de Mark Twain. (et Einstein en culotte courte.)

Un nouveau (et beau) petit « tumblr » sur la vie de famille.

Génial granola maison que j’ai essayé ce week-end, en ajustant avec mes foutues allergies bien sûre.

Rappers et Céréales. Ouep.

Bonne semaine 8-)

 

Advertisements

Film: Julie & Julia / Beaucoup de beurre.

Souvent l’été, il y a toujours une période où je perds complètement le goût de cuisiner. Je blâme un peu la chaleur, un peu ma lâcheté, je blâme beaucoup mes allergies/intolérances alimentaires qui m’empêchent de juste dévorer une salade croquante remplie de légumes frais du marché avec une huile d’olive et un filet de balsamique, mais c’est sûrement autre chose. Un trop-plein de recettes à essayer pour une si petite partie de l’année.
Je viens de terminer le film Julie & Julia mettant en vedette la flamboyante Meryl Streep (vous comprendrez si vous écoutez le film, elle est complètement disjonctée) dans le rôle de la pionnière culinaire américaine Julia Child. (J’ai l’air de savoir de qui je parle, mais c’est faux, je n’avais aucune idée de qui était Julia Child jusqu’à cet après-midi.) Nous suivons donc le parcours de la dame un peu partout en Europe et aux États-Unis lors de la rédaction et de la publication de son livre pratiquement encyclopédique sur la cuisine française ajustée pour les Américains. En parallèle, nous suivons aussi l’aventure d’une blogueuse américaine, Julie Powell, qui cuisina les 524 recettes de Julia Child sur une période de 365 jours, au péril de son mariage, de sa ligne et de sa santé mentale (par moments).

On découvre que Child était un personnage en soi, par son rire exagéré et par la joie de vivre qu’elle avait de manger et de cuisiner. Meryl Streep a dû écouter beaucoup de vidéos sur youtube de Julia Child pour arriver à s’y coller de la sorte. ;) Sans farce, allez voir, c’est très comique de voir les shows de cuisine des années 60, mais, qu’on se le dise, dans la forme ça n’a pas beaucoup changé. Les chefs sont plus cutes par contre… (Jamie Oliver, Chuck Hughes. genre.)

Voilà, même si ce n’est pas une oeuvre cinématographique à vous jeter par terre, c’est super intéressant de voir le parcours de femmes qui ont créé une certaine vie culinaire comme nous la connaissons aujourd’hui, sans molécules ni chefs-cuisiniers-samouraïs, juste de la technique, des aliments frais… et du beurre. Beaucoup de beurre. Pour ma part, ça m’a réconciliée avec ma cuisine, celle un peu toute croche, avec des tiroirs trop petits et pas de place pour les satanés plats de plastique. Au fond, tant que j’ai du beurre…

Julie & Julia (2009), film de Nora Ephron, à partir des livres de Julie Powell (Julie & Julia) et de Julia Child (My life in France).

Et comme dirait l’autre: Bon appétit!

The perks of being a wallflower // Stephen Chbosky

« «Do you always think this much, Charlie?»
Is that bad? I just wanted someone to tell me the truth.
«Not necessarily. It’s just that sometimes people use thought to not participate in life.»
«Is that bad?»
«Yes.» »

Le jour où j’ai terminé la lecture de The perks of being a wallflower de Stephen Chbosky, j’ai d’abord été triste, infiniment triste. Triste pour Charlie, cet adolescent un peu maladroit dans l’acte simple de vivre, anxieux, timide, qui n’a pas encore trouvé sa place (comme une grande majorité des adolescents.) J’aurais voulu le prendre dans mes bras et lui dire que c’était pas grave, que «ça allait aller». Mais Charlie n’existe pas physiquement. Par contre, je suis persuadée qu’il existe psychologiquement dans chacun d’entre nous, dans notre partie de nous-même qui ne sait pas ce qu’il l’attend, qui se sent toujours un peu à côté de la «track» quand vient le temps de simplement vivre
Mais tout n’est pas noir dans ce roman jeunesse, Charlie a des amis, une famille aimante, des amoureuses. Il s’en sort bien malgré tout, mais on le sent tellement fragile. C’est bien de voir un personnage adolescent masculin plus fragile en littérature jeunesse, un personnage plus sensible surtout, que ce soit aux autres ou à tous les mouvements émotifs qui se passent chez lui. Beaucoup de questionnements. De doutes. D’inquiétudes. Mais ce n’est pas lassant, ni geignard, détrompez-vous. On comprend Charlie par son intelligence et la manière qu’il a de s’exprimer dans son tâtonnement pour répondre aux questions qui l’habitent. 

Je parlerai peu de la trame du récit en tant que tel, je vous laisse le plaisir de la découvrir. C’est par ailleurs un roman épistolaire. Charlie écrit à «quelqu’un» à la demande de son psychologue qui pense que ça serait bon qu’il se confie à quelqu’un, de là le ton «sans filtre» de Charlie par moment. La littérature prend une grande place dans ce livre, ainsi que le prof de français de Charlie qui lui assigne des lectures pour l’aider à se sortir de son cocon. J’adore tout particulièrement les livres qui nous mènent à d’autres lectures, tout bonnement, comme ça. Souvent des lectures incontournables, mais n’ayant pas le sot : LECTURE OBLIGATOIRE scolaire et rigide. Question de donner autre chose à lire que le palmarès R-Bray. 

–Petit aparté ici: En tant que tel, je n’ai rien contre les lectures que je qualifierais de «masse» ou «populaire». J’ai lu les Da Vinci Code, et Brassière rose et Gin Concombre de ce monde, ce que j’en ai pensé, je le garderai pour moi. Parfois, certaines lectures nous ouvrent l’esprit sur l’existence d’autres lectures. Bella dans Twilight lit Les Hauts de Hurlevent de Brontë, chef d’oeuvre de la littérature anglaise. Peut-être a-t-elle donné envie de le lire à certaines jeunes filles aussi?–

J’avais 12 ans quand le livre paru en 1999, mais rien dans mon parcours de vie ne me l’a mis dans les mains avant 2011 ou 2012, donc à l’âge de 24-25 ans. J’ai sûrement été touchée plus que je ne l’aurais dû par ce livre, mais c’est sûrement parce que j’aurais aimé le lire avant. 
Vous pourrez aussi le lire en français. Traduit en 2013 (?), sous l’horrible titre Le monde de Charlie et ayant pour couverture les acteurs ayant personnifiés les personnages dans l’adaptation en film datant de 2012. 
Mais, lisez le livre avant… Parce que durant le film, on pleure après les 10 premières minutes, et après ça, on est trop fatigués pour apprécier la lecture. 

Des extraits: (Désolée, je n’ai pas réussie à mettre la main sur une copie française. Du coup, je n’ai aucune idée de ce qu’elle vaut.)

«Sometimes, I look outside, and I think that a lot of other people have seen this snow before. Just like I think that a lot of other people have read those books before. And listened to those songs. I wonder how they feel tonight.»

«I just wish that God or my parents or Sam or my sister or someone would just tell me what’s wrong with me. Just tell me how to be different in a way that make senses. To make this all go away. And disappear. I know that’s wrong because it’s my responsibility, and I know that things get worse before they get better because that’s what my psychiatrist says, but this is a worse that feel too big.»

Les petites pertes de temps // 7

Voilà pour cette semaine (ou plutôt la semaine dernière puisque je suis en retard):

Lettres de Scrabble au mur! J’aime!

Idées assez cool pour petits tattoos typo!

Pub creepy/cool pour une librairie.

Le maïs du Québec est arrivé! Miam!

Je ne me tanne pas de regarder ces photos. Détroit.

Reeses Maison: Essayé et approuvé!

Cette fille a remboursé 24 000$ de dettes en 15 mois. Impressionnant! Désolée par contre, site entièrement en anglais…

Bonne semaine :)

Les petites pertes de temps // 6

Voici ce que j’ai relevé sur le web pour vous cette semaine:

  1. Napperons + livres. WHAAT? Mais pas possible de les acheter en ligne au Québec, à cause de notre merveilleuse Charte de la langue française qui nous empêche d’accéder au site du magasin Anthropologie. (Comme si on était pas capable de lire en anglais, nous les colonisés.)
  2. WOW. Petit et complètement charmant.
  3. Miam! Vivement le temps des framboises qui s’en vient!
  4. Re-Miam! Ces biscuits ont l’air juste parfaits. J’aime Shutterbean!
  5. Elizabeth Gilbert (Mange, prie, aime) nous parle de notre génie! Drôle et inspirant!
  6. J.K. Rowling (Harry Potter) publie un livre sous un pseudonyme.
  7. Contenant génial pour « pimper » nos lunchs!
  8. J’aimerais faire faire ce projet par mon frère pour mon salon! ;)

Bon week-end!

Les lectures d’été

On parle souvent des lectures d’été comme étant quelque chose de léger et d’un peu futile, tourné vers la superficialité et disons le: « les affaires de filles. » (Je vous avoue que je ne me suis pas tourné vers le côté masculin du phénomène, et je me demande si ça l’existe chez nos amis lecteurs… Peut-être se tournent-ils vers les polars ou les thrillers?) Pour ma part, je garde les lectures « cerveau à off » pour les fins de sessions ou les moments où j’ai seulement besoin de ne penser à rien et de ne pas réfléchir (ce qui est presque impossible dans mon cas).

J’ai sélectionné pour vous dix livres qui sauront sûrement combler vos pannes de lectures de hamac et de bord de plage, mais qui sauront vous divertir en vous parlant d’autres choses que d’affaires de fifilles. Détrompez-vous! J’adore les affaires de fifilles, mais je ne crois pas qu’on ait besoin de se faire suggérer les Rafaële Germain de ce monde, et encore moins les autres écrivaines libidineuses-dont-nous-tairons-les-noms. C’est seulement qui existe autre chose et que je sais qu’on peut se sentir perdu devant le mur de 5 000 formats de poche chez Renaud-Bray.

  • Charlotte Brontë est née en 1816, et est décédée en 1855 à l’âge de 38 ans. Malgré sa situation financière précaire, elle réussit à publier Jane Eyre qui la fit connaître et lui donna le statut d’une des écrivaines anglaises les plus notables. Sous forme d’autobiographie, nous suivons la jeunesse de la jeune orpheline Jane de l’orphelinat jusqu’au château où elle devient gouvernante. C’est très bien écrit et pas du tout ringard. En fait, il faut surtout le lire pour le personnage de Jane qui est un peu frondeuse, à la limite de l’arrogance, et pour l’époque, c’est plutôt étonnant.
  • Lors de la parution de Madame Bovary, Flaubert est poursuivi pour outrage aux bonnes moeurs, mais est ensuite acquitté au procès. La jeune Emma est forcée de marier Charles Bovary, médecin de province honnête, mais qui apparaît aux yeux d’Emma comme étant monotone et sans couleur. Emma rêve des histoires d’amour à l’eau de rose qui peuplent les romans qu’elle lit sans arrêt. Un terme (bovarysme) est d’ailleurs né de cette propension qu’ont à s’évader certaines personnes dans les univers romanesques plutôt que de faire faire à leur réalité. Emma se laisse donc facilement amadouer par les beaux parleurs, mais je vous laisse voir où cela la mènera. Flaubert était un maniaque qui travaillait chaque phrase, chaque mot, chaque virgule avec la minutie de l’orfèvre, mais n’ayez pas peur, ça se lit tout de même facilement.
  • Francis Scott Fitzgerald avait probablement une vie rêvée: il vient d’une famille fortunée, ce qui lui permet d’écrire à sa guise, se marie à l’âge de 20 ans avec la belle Zelda et a tout pour plaire. Il publie The Great Gatsby (Gatsby le Magnifique) en 1925, mais les ventes ne sont pas celles espérées. Peut-être était-il un peu trop avant son temps, malgré le fait que le roman se déroule dans les années 20. On suit l’histoire d’amour de Gatsby, racontée par son nouveau voisin, à travers les soirées mondaines où les vices sont à l’honneur. La prose de Fitzgerald est tout en retenue, mais l’ambiance qui se dégage en est une onirique, pratiquement floue et enivrante. Avec la sortie du film au printemps dernier, c’est tout à fait le moment pour reprendre Fitzgerald (et peut-être lire le livre avant a sortie du DVD).
  • Si vous avez envie d’être ébranlé dans vos convictions, mais en vivant un moment de lecture inoubliable, tournez-vous vers Lolita de Nabokov. À sa sortie, le roman fit scandale, et encore aujourd’hui, certaines personnes grincent des dents devant les thèmes de l’histoire. Par contre, j’ai tendance à pardonner Monsieur Nabokov à cause de son écriture sublime, qui sait comment parler de l’amour, la vraie, viscérale, celle qui vient du fond des tripes et qui anéantit tout. Seulement ici, c’est l’objet de cet amour qui pose problème: une jeune nymphette à peine adolescente. À prendre en tant qu’objet littéraire…
  • Vous avez aimé la série Mad Men ? Vous aimerez à coup sûr The Best of Everything de Rona Jaffe (Français: Rien n’est trop beau). On suit ici le parcours de cinq jeunes femmes dans une maison d’édition New Yorkaise dans les années 50 avec tous les bons côtés et les mauvais côtés que cela peut impliquer. L’atmosphère rappelle celle de la série Mad Men en plusieurs points et nous fait envier ces jeunes femmes parfois insouciantes, parfois fonceuses. C’est aussi intéressant de voir comment les temps ont changé… D’ailleurs, dans Mad Men, on voit Donald Draper lire le livre à sa sortie, et avec le recul, on comprend pourquoi ça pouvait l’intéresser. Rona Jaffe a reçu une avance et une offre de publication avant même la rédaction du roman, chose assez surprenante pour l’époque.
  • Premier petit québécois de la liste : Jean-Simon Desrochers. Poète et maintenant romancier, Desrochers est arrivé dans le paysage littéraire québécois en frappant un grand coup avec La canicule des pauvres en 2009. Ce roman à plusieurs (plusieurs) personnages, se déroulant sur 10 jours de canicule vaut vraiment la peine qu’on s’y investisse en tant que lecteur (j’entends ici prendre des notes s’il le faut, parfois la mémoire fait défaut). Si vous ne vous sentez pas prêts pour la brique de la canicule, tournez-vous vers Le Sablier des solitudes, toujours du même auteur. Celui-ci se déroule durant les quelques instants que dure un carambolage, ce qui vient avant et les moments qui suivent. Le grand point fort de Desrochers est l’aisance qu’il a à jouer sur les points de vues des différents personnages. Nous pouvons lire la même scène plusieurs fois, mais selon les personnages différents. Tout comme dans la vie, le point de vue est souvent ce qui change la perception totale d’un évènement. J’avoue être très jalouse de la plume de Desrochers.
  • Paru ce printemps, Chanson française de Sophie Létourneau s’est fait remarquer dès sa parution. J’aime beaucoup la maison d’édition Le Quartanier. L’éditeur publie toujours des ouvrages hors de l’ordinaire dont je parlerai sûrement dans les semaines à venir. Chanson française relate l’histoire d’amour de Béatrice et les choix qu’elle aura à prendre durant celle-ci. Ces choix, tout comme ceux de la « vraie vie », sont souvent lourds de conséquences et la mèneront à Paris, ville de toutes les romances. Létourneau réussit à mener une narration au « tu », ce qui est agaçant par moment et qui donne place à quelques pirouettes dans les tournures de phrases, mais malgré tout, c’est une histoire que j’ai dévorée en deux jours.
  • Patrick Suskind publie Le parfum : histoire d’un meurtrier en 1985 et à la parution, le succès du livre est mondial. Vendu à plus de 15 millions de copies, le roman relate l’histoire de Jean-Baptiste Grenouille qui n’a aucune odeur corporelle, mais a un odorat phénoménal. Il devient maître parfumeur et comme le titre le révèle, meurtrier. Ce qui frappe lors de la lecture de ce livre, est la puissance de la suggestion, on a parfois l’impression de sentir les descriptions de toutes les odeurs présentes dans ce livre, les bonnes, mais aussi les moins bonnes.
  • Ma dernière suggestion en est plutôt deux. Depuis la sortie de Nikolski en 2005, j’attends avec impatience tout ce qu’écrit Nicolas Dickner. C’est probablement un des auteurs québécois que j’admire le plus par son écriture intelligente qui nous transporte avec ces personnages. Nikolski est une histoire en trois volets, qui poursuit trois personnages dans une quête qui leur est propre. Un livre sans couverture, une boussole, de vieux ordinateurs Commodore, des pirates de toutes sortes : un livre formidable que je ne me tanne pas de relire. En 2009, Dickner récidive avec Tarmac, roman parlant de fin du monde, de nouilles Ramen et de révélations. Nous passons de New York à Tokyo à Rivière-Du-Loup, lieu hautement jet-set du Bas-du-Fleuve. J’ai déjà hâte à la sortie de son prochain livre!

Voilà! J’espère vous avoir donné un peu le goût de lire, ou du moins l’envie d’ouvrir un livre, juste pour voir où ça pourrait vous mener. :)

Les petites pertes de temps // 5

Étape «déménagement» complétée, il reste seulement l’étape «Vacances» et celle-là, je l’attends avec impatience!

D’ici là, les liens de la semaine:

On a toujours besoin d’une sauce tomate facile à faire! J’ajouterais aussi des feuilles de basilic je pense, question de pas gaspiller ce qui pousse sur mon balcon!

Des mauvaises traductions. Une valeur sûre «d’affaires de drôles!»

Belle, belle, belle, la vie de Ken et Barbie?

Comment plier du linge plus vite que nos mères!

Appartement + Paris = Coeur

Deux recettes de Marilou (trois fois par jour) que j’ai essayées cette semaine: Limonade et Crumble aux fraises . Doublez la recette de limonade parce que ça n’en fait pas beaucoup (et c’est TROP bon). La recette de crumble s’en va directement dans la section classique-dessert-de-fille-qui-veut-cuisiner-mais-qui-n’a-pas-toujours-le-temps-avec-le-travail-et-les-études. On change les fruits selon la saison et on devient reine du foyer! (On peut aussi manger le plat au complet devant des reprises en français de Gossip Girl)

Des fois quand «j’anxiète», ma vie ressemble à ça. (Surtout les post-it)

Genre de place où j’irais cet été. (Ceci n’est pas destiné à ma mère.)

Maison de fille riche.

Enfants + crème solaire.

Bonne fin de semaine! :)

This is water // David Foster Wallace

En 2005, David Foster Wallace, écrivain et intellectuel américain, est invité à prononcer un discours de graduation au Kenyon College. « This is water : Some thoughts, delivered on a Significant occasion, about Living a Compassionate Life » est la retranscription de ce discours authentique et bouleversant. Wallace ne tente pas de faire la morale aux jeunes diplômés mais plutôt leur apporter une autre vision sur l’étape de la graduation et ce qui suit dans les années (le premier emploi, la vie de famille routinière, etc.). Dans les études supérieures, nous sommes supposés « penser par nous-mêmes » et arriver nous-mêmes à des conclusions selon notre angle de recherche et en nous appuyant sur les travaux de ceux se sont interrogés avant nous. Wallace ne pense pas que c’est ce à quoi on pense qui est important, mais plutôt comment on pense. C’est ce que l’on valorise, ce que l’on vénère qui détermine le regard que l’on pose sur les autres, mais aussi sur soi-même. Si on valorise l’intelligence, on aura tendance à juger les gens selon certains critères, et à toujours trouver que nous sommes « encore trop crétins ». Même chose pour l’argent et le matériel. Les critères de réussite changent selon nos valeurs, et ce qui importe le plus pour nous. Cette vision des choses peut nous amener à redéfinir nos valeurs ou du moins, les réaligner sur ce qui importe.

L’autre partie du discours de Wallace porte sur la compassion. Il soutient que c’est avec une approche de compassion envers les autres et envers sois-même qu’on réussit à survivre dans la jungle quotidienne des repas à préparer, de la productivité à atteindre, du trafic constant et de l’indifférence générale des gens. Encore ici, ce n’est pas tant ce à quoi on pense, mais plutôt comment on pense qui fait la différence.

Ce n’est pas un discours typique que livre DFW et c’est tout à son honneur. J’aurais aimé voir la réaction des gens dans la salle devant ce grand de la littérature américaine. La partie triste est que Wallace se suicida trois ans plus tard, suite à de nombreuses années de combat contre ses tendances dépressives et sa maladie mentale.

La version anglaise du texte.

Une traduction française maison (parfois boboche).

Les petites pertes de temps // 4

Cette semaine…

  • J’adore ces coussins (et la bonne nouvelle c’est que j’ai le tissus à la maison pour me les fabriquer!!!)
  • Des ongles en l’honneur du début de la saison 8 de Dexter ce dimanche! (… ça peut aussi faire pour l’Halloween…)
  • Attention! Cette recette crée une forte dépendance. Je remplace le sucre par une généreuse cuillère de confiture de framboise, c’est un peu moins sec comme ça!
  • Des serviettes de luxe! À 60$ la pièce, c’est plutôt que dans mes rêves…

Bonne semaine :)

Les petites pertes de temps // 3

Et voilà mes liens de la semaine:

Ce parfait parfait brownstone dans Brooklyn; divan rose et plein de livres.

Le site parfait quand vous ne savez plus quoi lire: vous inscrivez le dernier titre qui vous a plu, et il vous en suggère une liste susceptible de vous plaire. (À prendre avec un grain de sel parfois les liens à faire entre les oeuvres sont assez tirés par les cheveux.)

Je suis en amour avec tous ces tissus.

J’aime beaucoup les cactus (même si je les fais mourir… c’est eux qui ne doivent pas m’aimer.

Le magazine Vice frappe fort encore une fois avec une série de photos dites «fashion» représentant des écrivaines mythiques de la manière qu’elles se sont suicidées. Complètement de mauvais goût si vous voulez mon avis. Les photos ont depuis été retirées du site et une simple mention d’excuses pour ceux que ça l’aurait pu offensés a été publié. Le reportage de Jezebel sur l’article. Et celui de LesInrocks.

Je fais cette recette assez souvent et je ne me tanne juste pas.

Révolution en forme de tasse avec l’aide du micro-ondes.

Bonne semaine !