The perks of being a wallflower // Stephen Chbosky

« «Do you always think this much, Charlie?»
Is that bad? I just wanted someone to tell me the truth.
«Not necessarily. It’s just that sometimes people use thought to not participate in life.»
«Is that bad?»
«Yes.» »

Le jour où j’ai terminé la lecture de The perks of being a wallflower de Stephen Chbosky, j’ai d’abord été triste, infiniment triste. Triste pour Charlie, cet adolescent un peu maladroit dans l’acte simple de vivre, anxieux, timide, qui n’a pas encore trouvé sa place (comme une grande majorité des adolescents.) J’aurais voulu le prendre dans mes bras et lui dire que c’était pas grave, que «ça allait aller». Mais Charlie n’existe pas physiquement. Par contre, je suis persuadée qu’il existe psychologiquement dans chacun d’entre nous, dans notre partie de nous-même qui ne sait pas ce qu’il l’attend, qui se sent toujours un peu à côté de la «track» quand vient le temps de simplement vivre
Mais tout n’est pas noir dans ce roman jeunesse, Charlie a des amis, une famille aimante, des amoureuses. Il s’en sort bien malgré tout, mais on le sent tellement fragile. C’est bien de voir un personnage adolescent masculin plus fragile en littérature jeunesse, un personnage plus sensible surtout, que ce soit aux autres ou à tous les mouvements émotifs qui se passent chez lui. Beaucoup de questionnements. De doutes. D’inquiétudes. Mais ce n’est pas lassant, ni geignard, détrompez-vous. On comprend Charlie par son intelligence et la manière qu’il a de s’exprimer dans son tâtonnement pour répondre aux questions qui l’habitent. 

Je parlerai peu de la trame du récit en tant que tel, je vous laisse le plaisir de la découvrir. C’est par ailleurs un roman épistolaire. Charlie écrit à «quelqu’un» à la demande de son psychologue qui pense que ça serait bon qu’il se confie à quelqu’un, de là le ton «sans filtre» de Charlie par moment. La littérature prend une grande place dans ce livre, ainsi que le prof de français de Charlie qui lui assigne des lectures pour l’aider à se sortir de son cocon. J’adore tout particulièrement les livres qui nous mènent à d’autres lectures, tout bonnement, comme ça. Souvent des lectures incontournables, mais n’ayant pas le sot : LECTURE OBLIGATOIRE scolaire et rigide. Question de donner autre chose à lire que le palmarès R-Bray. 

–Petit aparté ici: En tant que tel, je n’ai rien contre les lectures que je qualifierais de «masse» ou «populaire». J’ai lu les Da Vinci Code, et Brassière rose et Gin Concombre de ce monde, ce que j’en ai pensé, je le garderai pour moi. Parfois, certaines lectures nous ouvrent l’esprit sur l’existence d’autres lectures. Bella dans Twilight lit Les Hauts de Hurlevent de Brontë, chef d’oeuvre de la littérature anglaise. Peut-être a-t-elle donné envie de le lire à certaines jeunes filles aussi?–

J’avais 12 ans quand le livre paru en 1999, mais rien dans mon parcours de vie ne me l’a mis dans les mains avant 2011 ou 2012, donc à l’âge de 24-25 ans. J’ai sûrement été touchée plus que je ne l’aurais dû par ce livre, mais c’est sûrement parce que j’aurais aimé le lire avant. 
Vous pourrez aussi le lire en français. Traduit en 2013 (?), sous l’horrible titre Le monde de Charlie et ayant pour couverture les acteurs ayant personnifiés les personnages dans l’adaptation en film datant de 2012. 
Mais, lisez le livre avant… Parce que durant le film, on pleure après les 10 premières minutes, et après ça, on est trop fatigués pour apprécier la lecture. 

Des extraits: (Désolée, je n’ai pas réussie à mettre la main sur une copie française. Du coup, je n’ai aucune idée de ce qu’elle vaut.)

«Sometimes, I look outside, and I think that a lot of other people have seen this snow before. Just like I think that a lot of other people have read those books before. And listened to those songs. I wonder how they feel tonight.»

«I just wish that God or my parents or Sam or my sister or someone would just tell me what’s wrong with me. Just tell me how to be different in a way that make senses. To make this all go away. And disappear. I know that’s wrong because it’s my responsibility, and I know that things get worse before they get better because that’s what my psychiatrist says, but this is a worse that feel too big.»

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