This is water // David Foster Wallace

En 2005, David Foster Wallace, écrivain et intellectuel américain, est invité à prononcer un discours de graduation au Kenyon College. « This is water : Some thoughts, delivered on a Significant occasion, about Living a Compassionate Life » est la retranscription de ce discours authentique et bouleversant. Wallace ne tente pas de faire la morale aux jeunes diplômés mais plutôt leur apporter une autre vision sur l’étape de la graduation et ce qui suit dans les années (le premier emploi, la vie de famille routinière, etc.). Dans les études supérieures, nous sommes supposés « penser par nous-mêmes » et arriver nous-mêmes à des conclusions selon notre angle de recherche et en nous appuyant sur les travaux de ceux se sont interrogés avant nous. Wallace ne pense pas que c’est ce à quoi on pense qui est important, mais plutôt comment on pense. C’est ce que l’on valorise, ce que l’on vénère qui détermine le regard que l’on pose sur les autres, mais aussi sur soi-même. Si on valorise l’intelligence, on aura tendance à juger les gens selon certains critères, et à toujours trouver que nous sommes « encore trop crétins ». Même chose pour l’argent et le matériel. Les critères de réussite changent selon nos valeurs, et ce qui importe le plus pour nous. Cette vision des choses peut nous amener à redéfinir nos valeurs ou du moins, les réaligner sur ce qui importe.

L’autre partie du discours de Wallace porte sur la compassion. Il soutient que c’est avec une approche de compassion envers les autres et envers sois-même qu’on réussit à survivre dans la jungle quotidienne des repas à préparer, de la productivité à atteindre, du trafic constant et de l’indifférence générale des gens. Encore ici, ce n’est pas tant ce à quoi on pense, mais plutôt comment on pense qui fait la différence.

Ce n’est pas un discours typique que livre DFW et c’est tout à son honneur. J’aurais aimé voir la réaction des gens dans la salle devant ce grand de la littérature américaine. La partie triste est que Wallace se suicida trois ans plus tard, suite à de nombreuses années de combat contre ses tendances dépressives et sa maladie mentale.

La version anglaise du texte.

Une traduction française maison (parfois boboche).

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